Boycott TEVA

Arguments

Pourquoi boycotter TEVA ?

TEVA est un pilier de l’économie israélienne. Première entreprise pharmaceutique du pays et l’un de ses plus gros exportateurs, elle contribue directement au financement de l’appareil sécuritaire et militaire israélien à travers ses impôts et son poids commercial et stratégique. 

Ces recettes alimentent un système d’occupation, d’apartheid et de colonisation contre le peuple palestinien. Ces crimes sont largement décrits par de nombreuses ONG locales et internationales ainsi que des instances internationales liées à l’ONU. TEVA maintient des milliers d’emplois et un rôle central dans l’économie nationale israélienne. 

En boycottant TEVA, les professionnels de santé refusent de soutenir une entreprise dont la prospérité renforce structurellement un État engagé dans des crimes internationaux documentés : confiscation des terres, génocide à Gaza, déplacements forcés et attaques répétées contre les civils. Ces exactions ont été non seulement documentées depuis très longtemps, mais également mises en lumière par la Cour Pénale Internationale, la Cour de Justice Internationale, et l’Assemblée Générale des Nations Unies.



TEVA profite directement du système colonial israélien. Elle commercialise ses produits dans les colonies illégales installées en Cisjordanie, ce qui contribue à la normalisation et à la viabilité économique de ces implantations. 

L’entreprise est également impliquée dans le programme « Adopt-a-Battalion » de l’armée israélienne, à travers lequel des sociétés financent ou parrainent des unités militaires précises. Ce dispositif sert à renforcer le lien entre grandes entreprises et armée, en fournissant aux bataillons des dons financiers, des équipements, ou un soutien logistique. Tout ceci, alors même que les crimes de cette même armée sont publiés chaque jour sur nos écrans. 

TEVA a aussi participé à des événements publics de soutien à l’armée israélienne, notamment lors de campagnes de levée de fonds pour les soldats. Par ces actions, l’entreprise s’inscrit dans un réseau de soutien matériel et moral à une armée responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité documentés par les Nations unies et les ONG de défense des droits humains.




Oui. La quasi-totalité des médicaments génériques proposés par TEVA ont des équivalents produits par d’autres laboratoires en Europe ou ailleurs. Les hôpitaux et pharmacies peuvent facilement se tourner vers d’autres fournisseurs pour les achats institutionnels. Les campagnes de boycott appellent à exiger la transparence des fournisseurs et à privilégier les marchés publics excluant les entreprises impliquées dans des violations graves du droit international. Lors des infimes exceptions, la santé des patients est évidemment une priorité.

Oui. Dans plusieurs pays, des associations et collectifs de soignants, de pharmaciens et de citoyens participent à des campagnes ciblant TEVA. Aux Pays-Bas, la coalition Stop TEVA regroupe médecins, pharmaciens et militants pour la justice en Palestine. En Belgique, en France et au Royaume-Uni, des actions coordonnées sont menées dans les hôpitaux, pharmacies et institutions de santé. Ces campagnes s’inscrivent dans le cadre du mouvement international BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), lancé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne. Le BDS appelle les citoyens, entreprises et institutions à mettre fin à toute complicité économique avec l’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et les droits fondamentaux du peuple palestinien.

Oui. L’exemple de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud montre que le boycott économique, lorsqu’il est coordonné, a un impact réel. Dans les années 1980, la pression combinée du boycott des produits sud-africains, du désinvestissement institutionnel et des sanctions internationales a contribué à isoler le régime de l’apartheid et à précipiter sa chute. Le mouvement BDS s’inspire explicitement de cette stratégie non violente : il s’agit de faire comprendre aux entreprises et aux États qu’ils paieront un prix moral, économique et politique à leur complicité. Les campagnes contre TEVA, même locales, participent à cette dynamique globale : elles affaiblissent l’image publique de l’entreprise, poussent les institutions à revoir leurs contrats, et envoient un message fort de solidarité avec les Palestiniens. Le boycott n’est pas un geste symbolique : c’est un outil politique, efficace lorsqu’il s’appuie sur la conscience et la cohérence collective. Chaque boite de TEVA qui n’est pas achetée, c’est directement de l’argent en moins pour l’apartheid, la colonisation et le génocide.